Compétences ou diplômes ? Et si compétences = diplôme ?

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De nombreuses publications, définitions etc… sont parues et sont accessibles en ligne sur le sujet des compétences. Alors pourquoi cet article ?

Les compétences revisitées en bilan

Parce que c’est l’un des « nerfs de la guerre » en bilan de …. compétences !

Mais pas comme vous pourriez le penser.

Très souvent, une personne décide de s’engager dans un bilan de compétences parce qu’elle ne sait plus où elle en est, ce qui peut l’amener à remettre en question ses savoir-faire et ses capacités.

Pourquoi ? majoritairement pour les raisons suivantes :

  • Elle n’arrive pas à faire le deuil de son entreprise, de l’équipe ou de son poste précédent
  • Elle va se faire licencier
  • Elle est à son compte et subit de plein fouet la baisse d’activité liée au Covid
  • Elle a suivi un cursus diplômant sans conviction et aujourd’hui elle exerce un métier qui ne l’intéresse pas ou plus, voire qui provoque des soucis de santé qu’elle n’écoute pas au début
  • Elle ne s’y retrouve plus : trop de réorganisations, de changement de managers ou de directives
  • Elle a fait un burn-out
  • Elle ne se sent pas bien physiquement, elle a perdu tous ses repères y compris confiance en elle
  • Elle a saisi la première opportunité qui s’est présentée en CDI, mais finalement elle se rend compte qu’elle n’est pas faite pour cela ou qu’elle n’est plus en accord avec son entreprise
  • Elle aimerait donner du sens à sa vie et travailler au service d’une cause qui compte vraiment pour elle mais ne sait pas comment s’y prendre
  • ….

Pendant l’accompagnement, l’un des objectifs du bilan est d’analyser les compétences utilisées par la personne, sur le plan professionnel actuel et passé bien sûr, mais aussi extra-professionnel, c’est-à-dire par exemple en tant que bénévole, sportif, passionné(e) de…, mère ou père au foyer, aidant …

Les limites que l’on se donne

Et c’est là que peut intervenir un blocage : très souvent, la personne associe les compétences à un diplôme.

Elle peut ne pas se sentir légitime dans les compétences qu’elle préfère mettre en œuvre à son poste ou dans d’autres activités, où pourtant elle est reconnue, parce qu’elle n’a pas le diplôme qui va avec.

Et elle ne s’autorise pas à aller plus loin, parce qu’elle se dit : «je n’ai pas le niveau », « on peut pas vivre de sa passion », « j’y arriverai pas» « que va penser untel(le) » …

Le diplôme ? plus seulement. Le capital humain, dont les soft skills.

De plus en plus, les entreprises prennent en compte les soft skills dans leur recrutement, qui reposent sur le développement du capital humain et de l’état d’esprit de chacun dans un environnement professionnel de plus en plus complexe et incertain.

Réaliser un bilan de compétences, c’est décider d’apprendre à mieux connaître, pour mieux le gérer, son propre capital humain : sa personnalité, ses aptitudes, ses compétences hard skills (connaissances et savoir-faire techniques) et soft skills (savoir-être ou compétences comportementales). C’est aussi découvrir les limites que l’on se donne, les peurs qui empêchent de … et les environnements de travail qui nous correspondent le mieux.

Evaluer et sécuriser les possibles. Avec méthode et pragmatisme.

Le bilan de compétences prépare et donne du temps aussi pour mener des actions visant à évaluer les pistes d’employabilité, de mobilité, de formation, de VAE, de projet entrepreneurial ; en lien avec les besoins d’un métier actuel ou en devenir, les offres de formation, d’emploi et les opportunités sur une région économique ciblée.

Article rédigé le 22/09/2020 par Isabelle Depayras, dirigeante de Job, Life & Happiness